L’assurance-vie, l’image de la concentration des richesses.

Les ménages français les plus riches, estimés à 10 %, font amplement confiance dans leur placement à l’assurance-vie. Ce placement qui offre une fiscalité favorable est pourvu également de privilèges successoraux importants sur les plans aussi bien fiscal que civil.

Un placement de moitié pour la minorité la plus riche

Sur un total de 105 milliards d’euros placé en 2013 en assurance-vie, la minorité la plus riche y a investi le montant de 56 d’euros, représentant une part importante par rapport à 90 % des autres détenteurs d’un contrat d’assurance-vie. C’est l’une des remarques tirées d’une étude rendue publique en juin par le cabinet Facts & Figures. Le cabinet constate que 10 % des français détiennent presque la moitié des 1 387 milliards d’euros d’encours de l’assurance-vie.

Cette étude parle, aussi, d’une chute de manière constante depuis 2010 du segment de l’épargne standard. En effet, en 2008, 90 % des français (les moins riches) avaient investi 55 milliards dans l’assurance-vie, ce qui représente 51 % des cotisations totales. Selon la même étude ce montant a chuté à 49 milliards en 2013.

Des écarts flagrants entre les riches et les moins fortunés

Cette même étude révèle les écarts flagrants entre les différentes catégories de clientèle. Si les contrats pour la gestion privée s’élèvent en moyenne à 199 200 euros, ce montant tombe à 66 400 euros pour la clientèle dite patrimoniale, en baissant davantage à 17 130 euros pour les épargnants «lambda».

Des contrats plus avantageux pour les épargnants fortunés

Pour attirer la clientèle la plus riche, les assureurs attribuent à cette catégorie de ménages des taux de rendement encore plus avantageux sur les fonds placés en euros. Selon Facts & Figures, si le rendement moyen des fonds en euros s’est arrêté à 2,48 % en 2014, ce dernier a touché le taux de 2,72 % pour les contrats représentant le monde de la gestion privée, au moment où l’épargne standard s’est limitée à un taux de 2,31 %.

Egalement, les épargnants les plus riches profitent de nouvelles générations de placements de fonds en euros aux rendements plus séduisants. Ainsi, par exemple les fonds en euros «dynamiques» placés dans leur majorité en immobilier ont rapporté en 2014 un rendement de 3,62 %.